Un tramway pour Québec financé à 100% par le ministère du transport ?

8 OCTOBRE 2009 : Le nouveau parti municipal Défi vert de Québec déplore que le public n’ait jamais été informé . Les électeurs de Québec ont le droit de savoir.

Si le DVQ vous disait que la Ville de Québec pourrait obtenir un tramway sans fils financé à 100% par le Ministère du Transport et qu’en fait il coûterait moins cher que le remplacement des autobus et que les coûts de fonctionnement d'un tramway s’autofinanceraient, vous me répondriez que c’est trop beau pour être vrai et que les écologistes ''peltent'' des nuages. Et bien non! C’est la réalité. D’après le règlement d’attribution du Ministère des transports du Québec, celui-ci contribue à 100% du coût d’installation des infrastructures pour un tramway incluant l’achat des wagons eux-mêmes. Alors que le même règlement prévoit que l’achat d’autobus est financé à seulement 50 % par le Gouvernement du Québec.

Tout ce que la Ville de Québec a à faire c’est de présenter un plan mais le Maire sortant est contre l’idée d’un tramway à Québec. Il faut plus d’arguments pour le faire changer d’avis me dites-vous, alors voilà :

Tout d'abord, le tramway, c'est construire un environnement adapté aux déplacements à pied tout en consolidant les pôles commerciaux et les secteurs résidentiels existants. C'est favoriser la mixité sociale en offrant un moyen de transport abordable, efficace et névralgique aux équipements et infrastructures de la Ville. Il va sans dire que l'implantation d'un tramway à Québec permettra de contrôler l’étalement urbain en offrant un cadre de vie agréable, stimulant et moins pollué favorisant ainsi la venue de jeunes familles au centre-ville.

Un chauffeur de tramway peut transporter plus de 200 personnes confortablement et les tramways peuvent prendre ces passagers à tous les 5 minutes (ce que ne peuvent pas réaliser 5 chauffeurs des métrobus actuels qui s’auto tamponnent à n’en plus finir). De plus, le RTC reconnait que les métrobus ont atteint leur point de saturation et que d'ajouter plus d'autobus sur les lignes existantes serait contreproductif. Il faut aussi tenir compte qu’une ligne de tramway équivaut en capacité à une autoroute de 8 voies et que le tramway est 16% plus rapide qu’un autobus et que les passages seront synchronisés avec les feux de circulation. Ne pas oublier non plus les économies de coûts d’entretien de la vieille flotte d'autobus et du bitume qui supporte mal le sur poids d'autobus bondé.

Additionner les retombées économiques de l’ordre de 624 Millions $ pour le Québec dont 74 millions $ pour les services (éclairage public, aqueducs, égouts) et 51 millions $ pour le réaménagement de la voirie. Donc, création de plus de 6000 emplois durant la période de construction. Frais d’exploitation similaire au taux d’autofinancement actuel du RTC. Diviser le nombre d’usagers qui sera de l’ordre de 125000 personnes par la population active de la Ville et vous obtenez un moyen de transport utile à 31% des citoyens. De plus, si vous tenez compte de l’amélioration de la qualité de l’air, de la fluidité du trafic et de la diminution de la pollution sonore, vous obtenez des retombées directes positives pour toute la population de notre Cité. Il ne faut pas passer sous silence une augmentation de l'achalandage de près de 40% sur le circuit proposé par le RTC!

On peut aussi parler des retombées touristiques, de la vitalité commerciale accrue et des économies reliées à la productivité des employés. Les embouteillages à Québec même occasionnent des pertes de l’ordre de 50 millions $ annuellement et elles seront amoindries par un tramway. Il est deux fois et demie plus rentable pour la communauté d’investir dans le transport collectif que dans l’automobile étant donné que le Québec n'est pas manufacturier de véhicules automobiles (Chambre de commerce du Montréal métropolitain, 2004) et, de plus, le Québec fournit l’électricité pour le tramway alors que beaucoup d’incertitudes planent sur les coûts d’approvisionnement en diesel pour les autobus.

Nous avons encore toute une série d’avantages que nous aurions voulu présenter au Maire de Québec, mais étant donné que celui-ci ne veut pas débattre avec le candidat à la mairie du Défi Vert de Québec, Monsieur Yonnel Bonaventure, des enjeux importants pour notre Ville, nous demandons aux électeurs de s’informer par eux-mêmes en consultant notre programme qui détaille de l’implantation d’un tramway (www.defivert.org) . Puis du fait qu'il n'y aura pas de débat, nous demandons humblement aux médias de relayer cette information aux électeurs de Québec car nous croyons que le public a le droit de savoir. Lorsqu’on a pris connaissance des faits, refuser un tramway pour Québec, c’est refuser le développement pour notre Cité qui va étouffer sous l'immobilisme et la congestion automobile.

Lorsqu’il a prit le pouvoir en 2007, le Maire Labeaume n’a même pas voulu discuter du dossier avec le Président du Réseau de transport en commun de l’agglomération de Québec pour prendre état de ces faits. Pour faire taire ceux qu’il appelle les écoterroristes, il en est même venu à improviser l’idée de Trolleybus électriques et d'autobus articulés. Ces derniers ne règleraient en rien la situation et engendreraient des coûts d'achat d'autobus à 50% par l'administration municipale versus des tramways financés à 100% par le gouvernement provincial. Est-ce que le Maire Labeaume est au courant de ce dossier ou fait-il semblant de maîtriser la situation économique de Québec en mettant de la poudre aux yeux avec des événements touristiques très en vue et accrocheurs ? Au Défi vert de Québec nous croyons qu'il faut plus que des jeux pour diriger et développer notre Capitale nationale.

Nous savons aussi que le Maire ne présente pas de programme électoral car il ne saurait défendre sa prise de position sur le transport en commun. Peut-être est-ce même la raison pour laquelle il refuse tout débat ? En se ''peinturant'' dans un coin contre le projet de tramway, il se doit d'attendre et d'annoncer après les élections qu'il fera volte face en faveur de ce mode de transport car les résultats du rapport qu'il a commandé concernant le transport durable ne pourra qu'en venir aux mêmes conclusions: un tramway est non seulement souhaitable mais nécessaire !

Pour le Défi vert de Québec ce sera alors une victoire, mais une victoire amère car les citoyens de Québec devront retenir que le Maire Labeaume aura fait stagner la Ville pendant plus de trois ans juste pour ne pas perdre la face. Entretemps, il improvise et jongle avec des idées de trolleybus, d'autobus articulés et on ne sait trop quoi encore! Juste le temps de s'en remettre à des experts qui annonceront l'évidence même, mais qui donneront au Maire un prétexte pour s'ajuster encore une fois à la saveur du moment alors que la Ville cherche un visionnaire et non pas un gestionnaire de vox pop.

Pour nous au Défi vert de Québec, c'est dans notre nature d'appliquer les principes de précaution, d'éviter le gaspillage et de penser à l'avenir de nos enfants. Pour nous, le choix à faire est clair.

Meunier Labeaume, réveillez-vous ! Vous nous faites manquer le train !

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Source: Sylvain Dion, candidat du Défi vert de Québec dans le District St-Louis-Sillery

Présentation du parti

Fondé en 2007, le Défi Vert de Québec est un parti politique municipal de la ville de Québec.

Les valeurs et principes du Défi Vert de Québec (DVQ) sont basés sur la Charte des Verts mondiaux. Ils sont la sagesse écologique, la justice sociale, la démocratie participative, la non-violence, le développement durable et le respect de la diversité.

Pour en savoir plus, consultez la présentation du parti le Défi Vert de Québec.

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